Hélène Amieva

Membre du Conseil scientifique de l’Observatoire B2V des Mémoires

Professeur des Universités en Psychogérontologie

Docteur en neurosciences et en neuropharmacologie

Chercheur à l’INSERM (U 897) "Epidémiologie et Biostatistique", Université Victor Segalen Bordeaux 2

 

 

Parcours

Professeur de psychogérontologie à l’université de Bordeaux 2 et chercheur dans une unité Inserm, appelée « épidémiologie et biostatistique », la particularité d’Hélène Amieva est d’étudier le fonctionnement cognitif et mnésique chez la personne âgée avec une approche longitudinale et épidémiologique, permettant de prendre en compte l’impact de nombreux facteurs ayant une influence sur la santé physique et mentale des personnes.

 

Travaux

Avec son équipe, Hélène Amieva mène de grandes études de cohortes populationnelles prospectives. Pour cela, elle s’appuie sur un échantillon de personnes âgées volontaires issues d’horizons différents, acceptant d’être suivies au cours du temps. L’objectif, observer et étudier les changements cérébraux, cognitifs et psychologiques qui s’opèrent avec l’avancée en âge.

Une des cohortes, certainement la plus emblématique, est la cohorte Paquid. Celle-ci a été l’une des premières études européennes permettant une estimation de l’incidence de la démence, à partir d’un échantillon de la population générale. Près de 4 000 personnes âgées de 65 ans et plus, vues tous les deux ans sont suivies depuis plus de 20 ans.
C’est notamment grâce à cette étude qu’ont pu être mis en évidence de nombreux phénomènes liés au vieillissement, un certain nombre de maladies neurodégénératives et des facteurs de risques associés à ces maladies et aux troubles de la mémoire apparaissant au cours du temps.

"ETNA3, étude nationale sur les thérapies non médicamenteuses"

Hélène Amieva est co-investigatrice et coordinatrice du programme « Evaluation de 3 Thérapies Non médicamenteuses dans la maladie d’Alzheimer » (ETNA3).

Cette étude nationale a pour objectif principal d'évaluer l’efficacité à long terme de 3 stratégies thérapeutiques non médicamenteuses - stimulation cognitive, thérapie par réminiscence et programme de prise en charge individuelle - en cherchant à savoir si ces thérapies permettent de retarder chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer l’entrée dans la phase modérément sévère à sévère de la maladie.  

Quarante centres hospitaliers ont participé à cette étude et quatre groupes de patients ont été suivis pendant deux ans.

A titre d’exemple, les patients inclus dans le groupe « stimulation cognitive » réalisaient en petits groupes des exercices faisant appel à la mémoire, au langage, ou encore à l’attention. Concernant le groupe « réminiscence », la mémoire autobiographique ancienne étant en partie préservée dans les premières phases de la maladie, les patients étaient invités à évoquer et échanger autour de souvenirs de leur enfance ou jeunesse. Quant à la prise en charge individuelle, le choix des activités qui étaient travaillées en séance était établi en fonction des centres d’intérêt du patient.

Les conclusions de l’étude seront rendues publiques cette année.

 

Sa présence dans l’Observatoire

« Je pense qu’il est important aujourd’hui que des caisses de retraite ou des mutuelles de santé, s’emparent de ce problème des maladies de la mémoire, pour les appeler à lutter contre ces troubles et encourager la prévention. Il ne suffit pas seulement de favoriser ou financer des actions pratiques, servant souvent de vitrine. On voit fleurir un peu partout des groupes de stimulation cognitive, auxquels je ne crois que très moyennement, je ne suis pas persuader que c’est de cette façon que l’on pourra prévenir les troubles de la mémoire, en particulier dans le vieillissement.

Aussi, ce que j’ai trouvé intéressant dans la création de cet Observatoire B2V des Mémoires, c’est que cette structure est porteuse d’une double démarche.

Tout d’abord, le Groupe B2V prend en compte l’idée que la mémoire est un phénomène plus complexe qu’il n’y paraît et qu’il est urgent et important de faire avancer les connaissances fondamentales que nous avons aujourd’hui.

Par ailleurs, l’objectif principal de l’observatoire est de faire émerger des hypothèses crédibles, sur des pistes de prévention des troubles de la mémoire. »

 

3 mots pour définir la mémoire ?

  • Totalité
  • Activité
  • Mentale

3 mots pour définir l’Observatoire ?

  • Démarche
  • Originale
  • A reproduire 

 

Parmi ses publications